ART DIGITAL
Vidéo générative · 2 min 31 s
Musique : Mark Lingard — duodeviginti
Sans images extérieures, des formes naissent du système, se propagent et se transforment entre structure numérique et matière organique.
Lire le texte / Read the text
FR
Cette série poursuit une recherche sur la récursivité et le passage du numérique vers une sphère organique et sensible. Les formes se répètent, se transforment et rendent poreuse la frontière entre système digital et matière vivante.
Face à la surcharge des images et aux mécanismes de stimulation dopaminergique, elle cherche un espace d’apaisement : un voyage au sein d’un environnement génératif dont les rythmes invitent à une autre attention.
Sans recours à des images ou à des données extérieures, les formes naissent du fonctionnement propre du système.
Le système se propage comme une onde neutre : il avance, contamine les formes, puis s’efface. De la genèse à la disparition, ce mouvement ouvre la possibilité d’un renouveau, dans un cycle d’apparition, de transformation et de recommencement.
EN
This series continues an exploration of recursion and the passage from the digital into an organic, sensory realm. Forms repeat and transform, making the boundary between digital systems and living matter porous.
In response to image overload and dopamine-driven stimulation, it seeks a space of calm: a journey through a generative environment whose rhythms invite a different kind of attention.
Created without external images or data, the forms emerge from the system’s own processes.
The system propagates like a neutral wave: it advances, permeates the forms, then fades away. From genesis to disappearance, this movement opens up the possibility of renewal through a cycle of emergence, transformation and new beginnings.
Cette œuvre explore les comportements d'une image lorsqu'elle circule entre différents régimes de production : captation, retransmission, compression et (re)génération par intelligence artificielle. Chaque itération modifie le signal initial, révélant une matière visuelle constituée de résidus, de décalages chromatiques et de phénomènes de récursion.
L'intelligence artificielle n'est pas mobilisée pour produire une image autonome, mais comme un acteur supplémentaire dans une chaîne de transformations où chaque opération réécrit la précédente. L'œuvre interroge ainsi la manière dont les modèles génératifs participent aujourd'hui à la fabrication, à l'interprétation et à la mémoire des images.
Présentée sous la forme d'une installation immersive, la vidéo déploie un espace où le signal semble se reconstruire continuellement à partir de ses propres traces. Le glitch cesse d'être un accident technique pour devenir la manifestation d'une image en perpétuelle reconfiguration.
Développée dans le cadre d'une recherche autour des esthétiques génératives et des nouveaux régimes de perception numérique, l'œuvre s'inscrit dans une réflexion menée entre création algorithmique, installation vidéo et dispositifs immersifs.
Mur d’images · EP5, Paris, 2018
Curation : Alexandra Smilek
Glitch et artefacts de compression font apparaître les traces et les mémoires fragmentées de l’image numérique.
Lire le texte / Read the text
Cette œuvre explore la fragilité de l'image numérique à travers le glitch, les artefacts de compression et les flux visuels. L'erreur devient un langage plastique, révélant ce qui se cache derrière la surface lisse des écrans. Entre apparition et disparition, les images persistent sous forme de traces, de résidus et de mémoires fragmentées.
Rémanence ou le digital « Bendo » propose une réflexion sur une réalité où le numérique transforme notre perception du temps, de l'image et du réel.
This work explores the fragility of the digital image through glitch aesthetics, compression artifacts, and visual data flows. Error becomes a form of visual language, revealing what lies beneath the smooth surface of screens. Between appearance and disappearance, images persist as traces, residues, and fragmented memories.
“Persistence (afterimage), or the digital ‘Bendo’” reflects on a reality in which digital technologies transform our perception of time, imagery, and the real.
Rémanence ou le digital « Bendo » propose une réflexion sur une réalité où le numérique transforme notre perception du temps, de l'image et du réel.
EN
“Persistence (afterimage), or the digital ‘Bendo’”This work explores the fragility of the digital image through glitch aesthetics, compression artifacts, and visual data flows. Error becomes a form of visual language, revealing what lies beneath the smooth surface of screens. Between appearance and disappearance, images persist as traces, residues, and fragmented memories.
“Persistence (afterimage), or the digital ‘Bendo’” reflects on a reality in which digital technologies transform our perception of time, imagery, and the real.
Luftzug · Tokyo